Créatrice de contenu devant un ordinateur et un ring light

OnlyFans et MYM bientôt interdits en France ?

Rédigé par Sandra

28 Sep 2026

OnlyFans et MYM vont-ils bientôt disparaître en France ? La question n’est pas sortie de nulle part : le 23 septembre 2026, la commission spéciale de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes dont l’article 25 vise les actes sexuels réalisés à distance contre rémunération et les intermédiaires qui les facilitent. Mais, mes coquins, parler déjà d’une interdiction générale serait aller beaucoup trop vite : le texte n’est pas encore une loi définitive et il ne place pas sur le même plan un abonnement à des photos déjà publiées, une vidéo personnalisée et un show privé en direct. Alors, que prévoit réellement cette proposition, pourquoi les noms d’OnlyFans et de MYM reviennent-ils dans le débat et qu’est-ce qui pourrait changer pour les créatrices comme pour leurs abonnés ? Déshabillons le texte sans affoler tout Internet.

OnlyFans et MYM vont-ils vraiment être interdits ?

La réponse courte est non : OnlyFans et MYM ne sont pas interdits en France au moment de la rédaction de cet article. Aucune décision n’ordonne leur fermeture globale, leur blocage ou le départ de toutes leurs créatrices françaises.

Le texte adopté en commission doit encore poursuivre son parcours parlementaire. Il peut être débattu, amendé, adopté dans une version différente ou ne jamais entrer en vigueur tel qu’il existe aujourd’hui. Une commission qui approuve une proposition de loi ouvre une étape sérieuse du débat ; elle ne signe pas encore le dernier chapitre.

La formule « OnlyFans bientôt interdit » attire évidemment davantage l’œil qu’une explication sur le droit pénal et les plateformes numériques. Pourtant, la vraie question n’est pas de savoir si toutes les photos coquines vont soudain devenir illégales. Elle concerne surtout la manière dont la loi pourrait qualifier certains services sexuels personnalisés et rémunérés à distance.

Ce que prévoit exactement l’article 25

Le texte officiel de la proposition de loi cherche à adapter au numérique deux notions déjà connues : le proxénétisme et l’achat d’actes sexuels. Trois points méritent d’être séparés pour éviter les raccourcis.

Les intermédiaires pourraient être assimilés à des proxénètes

L’article 25 prévoit d’assimiler au proxénétisme le fait d’aider, d’assister ou de servir d’intermédiaire lorsqu’une personne réalise un acte sexuel à distance contre rémunération. C’est ici que les plateformes, les agences et certains managers peuvent se sentir directement concernés.

OnlyFans et MYM mettent en relation des créateurs avec des abonnés, hébergent le contenu, assurent le paiement et prélèvent une commission. Ce rôle d’intermédiaire explique pourquoi leurs noms surgissent aussitôt, même si le texte ne se résume pas à deux marques et devra être interprété avec précision.

Le client d’un acte sexuel à distance serait aussi visé

La proposition crée également une contravention de cinquième classe pour celui qui accepte ou obtient, en échange d’une rémunération, qu’une personne accomplisse ou subisse un acte sexuel à distance. Un show privé commandé en direct paraît ainsi beaucoup plus proche du cœur du dispositif qu’un simple accès à un catalogue.

Le mot important est acte. Regarder une photographie déjà disponible, demander une scène personnalisée ou guider une performeuse pendant une webcam ne sont pas exactement la même expérience. Or le droit adore les définitions précises, même lorsqu’Internet adore mélanger toutes les pratiques sous l’étiquette « contenu pour adultes ».

La protection des mineurs est renforcée

Le texte affirme aussi qu’un mineur impliqué dans ces actes doit être considéré comme une victime. Sur ce point, aucune ambiguïté : les plateformes réservées aux adultes doivent empêcher l’accès des mineurs, contrôler l’âge des créateurs et lutter contre toute exploitation.

Cette protection indispensable ne permet toutefois pas de conclure que tout contenu produit librement par des adultes consentants serait automatiquement interdit. Ce sont précisément la nature de la prestation, son caractère personnalisé et le rôle joué par l’intermédiaire qui nourriront le débat.

Abonnement, contenu personnalisé ou live : tout n’est pas identique

Derrière un même profil sexy se cachent plusieurs façons de gagner de l’argent. Pour comprendre le risque juridique, il faut regarder ce que l’abonné achète réellement.

L’abonnement à un catalogue de photos et vidéos

Dans sa forme la plus simple, un abonnement donne accès à des images et des vidéos préparées à l’avance, comme une médiathèque privée. Le contenu existe avant la demande de l’abonné et n’est pas réalisé sous ses instructions.

Ce modèle ressemble davantage à la vente ou à l’accès payant à un contenu pornographique qu’à l’achat d’un acte sexuel individualisé. Cela ne signifie pas que toute incertitude est levée, mais il serait imprudent d’affirmer que chaque abonnement entrerait automatiquement dans le nouveau dispositif.

La photo ou la vidéo réalisée sur commande

La frontière devient plus délicate lorsqu’un fan paie pour choisir la tenue, les mots prononcés, la mise en scène ou les gestes d’une vidéo. Plus la demande est précise et adressée à une personne particulière, plus la prestation ressemble à un acte réalisé pour le client.

C’est aussi ce qui rend ces plateformes si séduisantes : l’abonné ne regarde plus seulement une inconnue, il a l’impression qu’elle joue rien que pour lui. Cette personnalisation fait monter la température… et pourrait aussi concentrer l’attention du législateur.

Le show privé en direct

Lors d’un live privé, le client peut discuter avec la créatrice et formuler des demandes en temps réel. La proximité avec un acte sexuel à distance rémunéré paraît alors beaucoup plus nette. Les sites de cam, les pourboires déclenchant une action et les sessions individuelles sont donc particulièrement concernés par les questions ouvertes par l’article 25.

Cela rejoint l’univers des camgirls et de leur statut juridique, déjà situé au croisement du spectacle pour adultes, du travail indépendant et des règles propres aux plateformes.

Pourquoi OnlyFans et MYM se retrouvent au centre du débat

Ces deux plateformes sont devenues les vitrines les plus visibles de la monétisation directe. Une créatrice peut y vendre un abonnement, recevoir des pourboires, envoyer du contenu payant en message privé ou répondre à des commandes. Le mélange des formats rend impossible une réponse unique.

MYM et OnlyFans ne sont d’ailleurs pas exclusivement pornographiques. On y trouve aussi du fitness, de la musique, des conseils ou du contenu lifestyle. Une règle visant les prestations sexuelles à distance ne condamnerait donc pas nécessairement la plateforme entière ; elle pourrait l’obliger à retirer certaines fonctionnalités, à modifier ses contrôles ou à séparer plus strictement ses usages.

La question économique compte également. La plateforme ne se contente pas d’héberger : elle organise le paiement et prélève une part des revenus. Si ce rôle était juridiquement assimilé à une intermédiation interdite pour certaines prestations, le modèle français devrait être profondément adapté.

Ce qui pourrait changer pour les créatrices

Si une version proche de l’article 25 entrait en vigueur, les créatrices devraient probablement distinguer beaucoup plus clairement les contenus diffusés à tous les abonnés des prestations réalisées à la demande.

Les changements possibles concerneraient notamment :

  • la suppression ou la limitation des shows privés interactifs ;
  • un encadrement plus strict des vidéos et photos personnalisées ;
  • de nouvelles règles pour les agences et les personnes qui gèrent les comptes ;
  • davantage de contrôles d’identité, d’âge et de consentement ;
  • un déplacement vers des contenus préparés à l’avance et moins individualisés.

Pour certaines femmes, ces plateformes représentent une activité choisie, indépendante et parfois très rentable. Pour d’autres, les commissions, la pression des demandes et la dépendance à un intermédiaire sont moins glamour que la jolie lumière du ring light. Le débat promet donc d’opposer protection contre l’exploitation, autonomie sexuelle et liberté économique.

Le point le plus inconfortable est l’incertitude. Une créatrice a besoin de savoir ce qu’elle peut proposer, facturer et déclarer. Une formulation trop large pourrait fragiliser des adultes consentants sans atteindre efficacement les réseaux réellement coercitifs.

Et pour les abonnés, faudra-t-il ranger la carte bancaire ?

Là encore, tout dépendrait du service acheté. L’accès payant à un mur de photos n’est pas présenté de la même manière que le fait de rémunérer une personne afin qu’elle accomplisse une action sexuelle précise devant sa caméra.

En attendant la suite du parcours parlementaire, mes chéris, inutile de paniquer ou de supprimer fébrilement tous vos abonnements. En revanche, il est raisonnable de lire les conditions de la plateforme, de respecter strictement l’âge légal et le consentement, et de ne jamais faire pression pour obtenir une prestation qu’une créatrice refuse.

Si le texte devient une loi, les modalités concrètes compteront énormément : date d’entrée en vigueur, définition retenue, sanctions, responsabilités des plateformes et éventuels décrets d’application. Un titre spectaculaire ne remplace pas ces détails.

Interdiction annoncée ou débat encore ouvert ?

OnlyFans et MYM ne sont donc pas « bientôt interdits » au sens d’une fermeture déjà décidée. En revanche, une proposition de loi bien réelle pourrait remettre en cause certaines prestations sexuelles payantes à distance et le rôle des intermédiaires qui les rendent possibles.

La nuance n’est pas très sexy, je vous l’accorde, mais elle change tout : le catalogue coquin, la commande personnalisée et le show privé ne soulèvent pas exactement les mêmes questions. Pour l’instant, le meilleur verdict tient en une phrase : pas d’interdiction générale, mais un débat juridique sérieux qui pourrait transformer le modèle français des plateformes pour adultes.

PornLive.live : toutes les camgirls réunies pour trouver son show coquin idéal ?

PornLive.live : toutes les camgirls réunies pour trouver son show coquin idéal ?

PornLive.live rassemble au même endroit des camgirls, camboys, couples et modèles trans issus de plusieurs grandes plateformes. Entre filtres très précis, shows gratuits, espaces privés et blog coquin particulièrement varié, le site promet de trouver plus facilement le live qui correspond exactement à vos envies.

Cam4 : mon avis sur ce site de webcam pour adultes

Cam4 : mon avis sur ce site de webcam pour adultes

Cam4, mes coquins, c’est un site de webcam qui a le chic pour mélanger curiosité, excitation et… petites dépenses “juste pour voir”. On y trouve du streaming en direct avec des modèles webcam très variés, des salons publics parfois accessibles sans payer, et un chat...

JeMontreMonCouple : s’exhiber à deux pour pimenter son couple ?

JeMontreMonCouple : s’exhiber à deux pour pimenter son couple ?

JeMontreMonCouple transforme la photo coquine en jeu partagé : albums amateur, exhibition à deux et commentaires modérés. Découvrez ce que le site accepte, comment préparer une série sensuelle et pourquoi le shooting peut devenir un préliminaire à part entière.

A lire également

LiveJasmin : mon avis sur ce géant de la sexcam

LiveJasmin : mon avis sur ce géant de la sexcam

LiveJasmin, c’est un peu la “suite cinq étoiles” de la sexcam : une grosse machine du divertissement pour adultes, connue pour ses modèles en direct, son chat en direct et une expérience pensée pour vous faire rester… et surtout dépenser. Alors, est-ce que ça...

BongaCams : mon avis sur ce site de cam très populaire

BongaCams : mon avis sur ce site de cam très populaire

Vous me demandez mon avis sur BongaCams, et je vois déjà vos petits yeux curieux, mes coquins. C’est une plateforme populaire de cams en direct qui joue un drôle d’équilibre : plus cadrée et “propre” que les espaces ultra freestyle, mais moins luxueuse (et moins...

JeMeMontre : le réseau X amateur où tout le monde se libère

JeMeMontre : le réseau X amateur où tout le monde se libère

Envie de casser le moule du X classique ? Découvrez JeMeMontre.com, un espace où les corps s’expriment sans chichi et où l’authenticité devient plus sensuelle qu’un scénario bien huilé. Ici, l’excitation passe par de vrais gens, de vrais couples, de vraies femmes… sur...